Mesurer l’impact sur la famille : entre tensions, silence et fatigue émotionnelle
L’alcool déstabilise les repères familiaux de multiples manières. Au sein du couple, il génère incompréhension, frustration, isolement, voire violences verbales ou physiques. Pour les enfants, il peut occasionner anxiété, sentiment d’insécurité, voire repli sur soi. La santé de l’ensemble de la famille, physique mais aussi psychique, se trouve impactée.
- La peur du conflit : beaucoup de conjoints hésitent à aborder le sujet de peur d’aggraver la situation (« Si j’en parle, il ou elle va se mettre en colère, boire encore plus, partir… »).
- L’épuisement émotionnel : sentir qu’on porte le poids des efforts, des échecs, du secret ou du regard des autres peut entraîner une grande fatigue, voire un risque de dépression chez le conjoint accompagnant (ANPAA).
- Le sentiment d’impuissance : malgré la meilleure intention, il est souvent difficile de faire bouger les lignes seul, surtout face à un refus ou à un déni.
Faire le point régulièrement sur son propre état psychique et sur l’ambiance familiale est donc essentiel, afin d’agir en prévention et dans le respect des besoins de chacun. Prendre soin de soi n'est ni de l’égoïsme, ni un aveu d’échec, c’est une condition indispensable pour tenir sur la durée.