Le mirage de l’innocuité : pourquoi la cigarette électronique n’est pas “inoffensive”
Nombre de collégiens (et parfois d’adultes) opposent un argument récurrent : “c’est toujours mieux que la cigarette !”. Si la e-cigarette expose à moins de substances cancérigènes que le tabac, elle :
- Peut précipiter une première dépendance – qui ouvre la voie à d’autres substances, notamment chez les jeunes les plus vulnérables (Addictions France).
- Normalise l’acte de “fumer”, invitant à garder un geste, une posture et une habitude qui rendent l’entrée dans le tabagisme plus probable (“gateway effect” ou effet passerelle, même s’il reste débattu scientifiquement).
- Peut être associée à des pratiques à risque : cumul tabac et vapotage, mélange de substances, partage d’embouts sans précaution.
La banalisation, surtout à la maison, laisse parfois penser que la pratique est sans conséquences – or, de nombreux parents rapportent aujourd’hui qu’ils auraient préféré poser un cadre dès l’apparition des premiers dispositifs.