Quels sont les protocoles de dépistage autorisés en entreprise ?
Dans un cadre professionnel, plusieurs modalités sont prévues pour le dépistage de l’alcoolémie. Voici les principaux protocoles, à la lumière des textes et recommandations :
Éthylotest et éthylomètre : comment fonctionnent les dispositifs ?
L’éthylotest est généralement le premier outil utilisé pour une vérification rapide. Il peut être chimique ou électronique. S’il est positif, un contrôle complémentaire, via un éthylomètre homologué (l’appareil utilisé par les forces de l’ordre), fournit la mesure officielle du taux d’alcool expiré.
- Éthylotest : Usage simple, résultat rapide, mais valeur informative non opposable judiciairement.
- Éthylomètre : Mesure précise, appareil homologué et entretenu, résultat fiable en cas de contestation.
Seul l’éthylomètre permet une valeur officielle et incontestable devant un juge ou dans le cadre d’une procédure interne si une sanction est envisagée.
Qui réalise le contrôle et dans quelles conditions ?
L’employeur ou la personne désignée (chef d’équipe, responsable RH, etc.) peut procéder au dépistage, mais seulement si le protocole inscrit dans le règlement intérieur stipule de manière claire :
- Les situations dans lesquelles le contrôle peut être réalisé (présomption d’alcoolisation, comportement anormal, accident, contrôle aléatoire…).
- Les modalités pratiques (type d’appareil utilisé, présence d’un témoin, recours à la contre-expertise).
- Les personnes habilitées à effectuer le contrôle.
Si le salarié refuse le dépistage, ce refus peut être considéré comme une faute, sous réserve que toutes les garanties aient été respectées. La Cour de cassation a déjà rappelé qu'une mesure de contrôle non prévue au règlement intérieur est illégale (Cour de cassation).