Freins rencontrés et perspectives à ouvrir
Malgré la qualité croissante des outils, des freins demeurent : manque de temps, sentiment d’isolement devant un sujet sensible, inquiétude face à des retours de familles ou des élèves en difficulté. En Normandie, 38 % des enseignants déclarent ne pas se sentir « assez formés » ou « suffisamment accompagnés » pour animer des séances sur les addictions (source : enquête ARS Normandie, 2022).
Les formations croisant plusieurs métiers (enseignants, infirmières scolaires, éducateurs) se développent peu à peu, tout comme l’offre de tutoriels en ligne. Les réseaux locaux, tels que le dispositif PARE à l’addiction (Prévention et Accompagnement en Réseau Éducation), organisent des groupes d’échanges de pratiques entre enseignants.
Enfin, la participation des jeunes à la co-création des outils – via des conseils de vie lycéenne ou des ateliers jeunes pairs – est un axe en plein essor, particulièrement en Normandie où plusieurs établissements pilotes testent de nouveaux formats (théâtre forum, podcasts animés par les élèves, jeux de société conçus en classe).