Comprendre l’usage détourné d’anxiolytiques chez les soignants
Les anxiolytiques, dont les benzodiazépines, sont prescrits pour soulager l’anxiété, l’angoisse ou les troubles du sommeil. Utilisés sur le court terme, ils peuvent rendre d’immenses services. Mais détournés ou consommés sans surveillance médicale, ils exposent à des risques réels : dépendance, troubles cognitifs, accidents, mais aussi altération de la capacité à prendre soin de l’autre.
Pour les soignants hospitaliers, le terrain est doublement délicat. Ils disposent d’un accès facilité aux médicaments, connaissent leurs effets et, du fait de la pression quotidienne, peuvent être tentés d’y recourir pour « tenir », dormir, ou calmer un stress aigü. Selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), les soignants, notamment en contexte hospitalier, présentent une prévalence supérieure à la moyenne de l’usage de substances psychoactives (OFDT, 2019).