Pourquoi les adolescents détournent-ils des médicaments ?
Avant tout, il faut comprendre que les adolescents ne sont pas tous exposés de la même façon. L’usage détourné de médicaments répond à différentes logiques, et s’imbrique parfois dans des fragilités personnelles, des contextes familiaux ou sociaux particuliers, ou un manque d’information sur les risques.
- Motivations émotionnelles : apaiser l’anxiété, trouver le sommeil, « couper » une difficulté émotionnelle ou un mal-être.
- Pressions sociales : répondre aux attentes du groupe, suivre un défi viral, « tester » parce qu’un pair le propose.
- Banalisation et accessibilité : les médicaments sont présents à la maison, ils rassurent à tort (parce qu’ils sont légaux et prescrits par un médecin).
L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) estime qu’en France, 7 % des 17 ans ont déjà fait un usage détourné d’un médicament au moins une fois dans leur vie. Les antidouleurs opioïdes, les anxiolytiques (de type benzodiazépines), les stimulants (prescrits pour le TDAH), et les somnifères y figurent en bonne place (source OFDT).